Billetterie
Billetterie du Théâtre de Namur Programmation Retour Accueil Retour Site
Recherche Par événement, festival, lieu, cp...
Ok
ETAPE 1
ETAPE 2
ETAPE 3
ETAPE 4
Choix des places
Vos coordonnées
Paiement sécurisé
Téléchargement des places

L'INTIME FESTIVAL




.

Du Vendredi 28/08/2020 au Samedi 29/08/2020
"AVANT QUE J'OUBLIE" lu par Catherine Salée
Du Vendredi 28/08/2020 au Samedi 29/08/2020
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. La narratrice de ce premier roman émouvant et intense s'appelle Anne, comme son auteure. Elle revient sur les mois qui ont précédé la mort de son père et le deuil qui s'ensuit. Porté par une écriture agile et tourbillonnante, ce premier roman réhabilite la mémoire du père avec un humour rare, lui fabrique “un tombeau pour rendre hommage à la personnalité si singulière et non-conforme de cet homme « ordinaire », à ses lâchetés, à ses manquements et à ses réussites, à ses rêves de jeune homme”.
L'AUTEURE
Anne Pauly a toujours su qu'elle allait écrire. Correctrice dans un cabinet d'avocats, rédactrice d'horoscopes puis secrétaire de rédaction dans un magazine féminin, elle a attendu longtemps avant d'oser se lancer. Son premier roman Avant que j'oublie remporte le prestigieux Prix du Livre Inter, le Prix Summer et celui de la Fondation La Poste.
LA COMEDIENNE
Catherine Salée est une figure du cinéma belge et une comédienne de grand talent. Souvent récompensée au théâtre comme au cinéma, on la voit dans les films de Joachim Lafosse (Nue propriété, L'économie du couple), d'Abdellatif Kechiche (La vie d'Adèle), des frères Dardenne ( Deux jours, une nuit), d'Emmanuelle Bercot (La tête haute) ou encore d'Anne Fontaine… Dans la série La Trêve, elle a interprété le rôle de Brigitte Fischer.
EXTRAITS
« Les infirmières avaient fermé ses yeux, coincé son visage dans une mentonnière et habillé son corps d'une petite blouse vert pâle faon sweat-shirt. C'était triste et drôle, ça l'aurait fait rire, cette petite blouse verte qui lui cachait à peine le genou. J'ai regardé son pied violacé, la vache ! le pauvre, sa barbichette miteuse et son beau visage déserté. En gardant sa grande main qui tiédissait dans la mienne, j'ai souhaité de tout mon cœur ne jamais oublier son odeur et la douceur de sa peau sèche. Je lui ai demandé pardon de ne pas avoir vu qu'il mourait, je l'ai embrassé et puis j'ai dit à haute voix, ciao, je t'aime, à plus, fais-nous signe quand tu seras arrivé. Je suis sortie dans le couloir lino-néon, une aide-soignante est passée en savatant et mon frère est arrivé. On y est retournés une dernière fois, pour vérifier. Et puis on a plié les gaules comme il disait toujours. La vie, cette partie de pêche. Dans le miroir de l'ascenseur, nos gueules d'adultes, défaites. Coucou l'impact de la mort, bisous. »
À LIRE
Anne Pauly, Avant que j'oublie, Éditions Verdier, 2019
de Anne Pauly, lu par Catherine Salée
Du Samedi 29/08/2020 au Dimanche 30/08/2020
"LE MUR INVISIBLE" lu par D. Reymond
Du Samedi 29/08/2020 au Dimanche 30/08/2020
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
En pleine forêt autrichienne, une femme tente de survivre, coupée du monde par un mur invisible au-delà duquel toute vie semble s'être pétrifiée. Rapidement, elle doit prendre son destin en main et organiser sa survie en compagnie de quelques animaux qui deviendront ses plus chers compagnons. Au fil des saisons, une lutte intérieure se joue pour ne pas se laisser envahir par les souvenirs, la peur ou la conscience d'une situation-limite. L'écriture va l'y aider. Considéré comme un classique de la littérature allemande et autrichienne, ce journal de bord d'une femme ordinaire oscille entre l'angoisse et la sérénité, nous livrant ici une réflexion profonde sur ce qui fait de nous des humains, sur la solitude et notre rapport à la nature.
L'AUTEURE
Fille d'un garde-forestier et d'une femme de chambre, Marlen Haushofer passe son enfance dans la maison forestière Effertsbach. Après avoir étudié la philologie allemande à Vienne, elle se marie, donne naissance à deux enfants et devient assistante dentaire de son époux. Tiraillée entre ses devoirs de mère au foyer et ses ambitions littéraires, elle est obligée d'écrire tôt le matin ou la nuit pour mener à bien ses projets d'écriture. Son œuvre dépeint principalement des héroïnes inoubliables, naviguant dans un monde d'hommes dont la banalité du quotidien se voit chamboulée par l'intrusion de troublantes fantasmagories.
LA COMÉDIENNE
Dominique Reymond appartient au petit cercle des grandes comédiennes. Formée par Antoine Vitez au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, elle a joué pour de grands metteurs en scène tels que Luc Bondy ou encore Klaus Michael Grüber et a interprété les personnages de grands auteurs : la « Mouette » de Tchekhov, Martha de “ L'Échange” de Claudel, la comtesse dans “Les Géants de la Montagne” de Pirandello…Mystérieuse, cette comédienne est hors du temps, hors du monde, aussi insaisissable sur scène que dans la vie.
EXTRAITS
“ Un jour, je ne serai plus là et plus personne ne fauchera le pré, alors le sous-bois gagnera du terrain puis la forêt s'avancera jusqu'au mur en reconquérant le sol que l'homme lui avait volé. Quand mes pensées s'embrouillent, c'est comme si la forêt avait commencé à allonger en moi ses racines pour penser avec mon cerveau ses vieilles et éternelles pensées.”
“ Aujourd'hui cinq novembre, je commence mon récit. Je noterai tout, aussi exactement que possible. Pourtant je ne sais même pas si aujourd'hui est bien le cinq novembre. Au cours de l'hiver dernier quelques jours m'ont échappé. Je ne pourrais pas dire non plus quel jour de la semaine c'est. Mais je pense que cela n'a pas beaucoup d'importance. Je n'ai à ma disposition que quelques rares indications, car il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire ce récit et il est à craindre que dans mon souvenir bien des choses ne se présentent autrement que je les ai vécues.”
“ Tant de choses s'étaient passées depuis quelque temps. Perle avait été tuée, un petit taureau était né, la chatte avait trouvé un chat, des chevreuils étaient morts de froid et les bêtes de proie avaient eu un hiver opulent. Quant à moi, j'avais éprouvé tant d'émotions que je me sentais épuisée. Je restais couchée sur le banc et, les yeux fermés, je voyais à l'horizon des montagnes enneigées et des flocons blancs qui descendaient sur mon visage dans un grand silence lumineux. Il n'existait plus ni pensée, ni souvenir, rien que la vaste et silencieuse lumière de la neige. Je savais que de telles images sont dangereuses pour quelqu'un de solitaire, mais je ne trouvais pas la force de lutter contre elles.”
“ J'avais passé presque toute mon existence à me débattre au milieu d'humbles soucis quotidiens. Maintenant que presque plus rien ne m'appartenait, j'avais le droit d'être assise en paix sur le banc et de regarder les étoiles qui dansaient dans la noirceur du firmament. Je m'étais éloignée de moi-même aussi loin qu'il était possible à un homme de le faire et je me rendais compte que cet état ne devait pas durer si je voulais rester en vie.”
“ Les humains sont les seuls à être condamnés à courir après un sens qui ne peut exister. Je ne sais pas si j'arriverai un jour à prendre mon parti de cette révélation.”
À LIRE
Marlen Haushofer, Le Mur invisible, traduit par Liselotte Bodo, Actes Sud, 2014
de Marlène Haushofer, lu par Dominique Reymond
Samedi 29 Août 2020 - 13h30
"Papa" lu par Philippe Jeusette
Samedi 29 Août 2020 - 13h30
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
Sept petites secondes. C'est le temps que dure cette fameuse séquence tirée d'un documentaire sur la police de Vichy. Régis Jauffret y découvre, désarçonné, son père menotté et terrorisé entre deux gestapistes, sortant de l'immeuble marseillais où l'auteur passa toute son enfance. Jamais cet épisode ne lui avait été conté. Abordant pour la première fois une problématique tout à fait personnelle, l'auteur se lance dans l'écriture à la première personne, explore l'histoire familiale et décrit son enfance. Sauf qu'il a beau traquer archives et témoignages, rien à faire : le passé ne livre pas ses secrets. La quête se fait plus intime, suit l'ombre que fut, dans l'enfance de Jauffret, ce père effacé, lointain, sourd et assommé de médicaments car bipolaire. C'est alors que la fiction reprend ses droits, recomposant la vie de cet homme. L'écriture apparaît alors comme le moyen de rétablir une proximité entre le père et son fils avec force, humour et délicatesse.
L'AUTEUR
Auteur d'une vingtaine de romans, dont Asile de fous, lauréat du Prix Femina, et Microfictions en  2018, Régis Jauffret remporte le Prix Goncourt de la nouvelle. L'auteur, incarnant une des voix les plus intéressantes de la littérature contemporaine française de ces dernières années. Pour ce dernier roman, plus intime, l'auteur se livre, découvre qu'il est possible d'évoquer son passé en toute pudeur.
LE COMÉDIEN
Formé à l'INSAS à Bruxelles, Philippe Jeusette est un comédien connu et reconnu du paysage théâtral belge. Depuis 1988, il se produit sur les principales scènes : Théâtre National, Le Varia, Rideau de Bruxelles, Théâtre de Poche,... collaborant avec Christophe Sermet, Philippe Sireuil, Jean-Marie Piemme, Antoine Laubin, etc.  Présent au cinéma (les frères Dardenne, Joachim Lafosse,…) et à la télévision, on l'a vu récemment dans les séries L'Agent immobilier, Engrenage (saison 7) et Ennemi Public dans laquelle il incarne le personnage de Patrick Stassart.
EXTRAIT
« Vers treize heure, lisant Le Provençal, quotidien régional, buvant à petites gorgées sa dernière tasse de café, glissant de son fauteuil, Alfred s'était lentement effondré sur le tapis. Madeleine lui avait pris la main, secoué l'épaule et comme il ne réagissait pas elle avait appelé les pompiers qui l'avaient déclaré décédé de mort naturelle à treize heures trente. Je tire cette précision de la page quatre du livret de famille. Sur la cinq figure en vis-à-vis l'extrait de mon acte de naissance, cote 10/460 - comme si le fils était né après le père pour le remplacer. »
À LIRE
Régis Jauffret, Papa, Éditions du Seuil, 2020
de Régis Jauffret lu par Philippe Jeusette
Samedi 29 Août 2020 - 14h00
"Petite Femelle" lu par Ph. Jaenada
Samedi 29 Août 2020 - 14h00
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
Pauline Dubuisson est condamnée en 1953 pour le meurtre de son ex-petit ami, traînée dans la boue par les journaux pour avoir couché, jeune femme, avec l'occupant allemand, tout en refusant après-guerre un destin de femme au foyer pour devenir médecin. La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d'un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Il livre un roman minutieux et passionnant, auquel, avec un sens de l'équilibre, il parvient à greffer son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions.
L'AUTEUR
Philippe Jaenada est un tisseur d'histoire, un romancier-enquêteur qui n'a pas son pareil pour prendre les chemins de traverse. Son ami Richard Gaitet écrit à son propos : “Fils spirituel de Bukowski et de Jacques le fataliste, féru de courses hippiques ou de whisky écossais, allergique au voyage, mais ne se déplaçant jamais sans son sac matelot, Philippe Jaenada, est peut-être l'écrivain le plus drôle de France. Toujours vêtu de noir, il surgit en 1997 avec Le Chameau sauvage, sacré d'un prix de Flore, adapté au cinéma et premier volet d'une série de sept romans autobiographiques. Suivra un second cycle, en cours depuis 2013, composé d'enquêtes sur des affaires criminelles écrites à la première personne, riches en digressions improbables, tout en étant comme possédées par l'obsession de la vérité - fidèle à sa méthode dite du « tapir enragé ».
LA PLASTICIENNE
Depuis 2000, Valentine Fournier développe tout un art de la mise en scène et de la mise en page de photos anonymes et de photomatons des années 20 aux années 60. En lui posant la question de ses références littéraires, elle cite Philippe Jaenada. À partir d'un montage d'extraits choisis et lus par l'auteur, Valentine Fournier raconte à travers la projection d'une vingtaine de créations, accompagnée d'une illustration sonore, l'histoire de La petite femelle.
EXTRAIT
« Elle n'était que ça, une fille, autant dire pour eux presque rien, mais elle les a regardés droit dans les yeux, les vieux maîtres, vaillamment, irrévérencieuse, elle n'a jamais baissé la tête, ne s'est jamais tordu les doigts en sanglotant de honte, comme doit le faire une femme, elle n'a pas poussé de cris hystériques ni jamais ne les a suppliés de lui pardonner, et cette résistance frontale, cette insolence les a rendus fous. De rage. Ils l'ont vaincue, évidemment, ils l'ont détruite. »
À LIRE
Philippe Jaenada, La petite femelle, Éditions Julliard, 2015
de Philippe Jaenada, projection de Valentine Fournier, lu par l'auteur.
Samedi 29 Août 2020 - 15h15
"La bête aux aguets"
Samedi 29 Août 2020 - 15h15
Théâtre
Lecture
LE LIVRE
Anna est atteinte d'un mal étrange. À douze ans, elle a contracté une virulente rougeole qui la condamne, depuis, à prendre des comprimés. C'est Georg, un curieux médecin et ami de sa mère qui lui prescrit ces pilules à vie pour éviter le pire. Mais de quel pire s'agit-il, et pourquoi sa mère semble si effrayée lorsqu' Anna menace de cesser le traitement ? La jeune fille se rend à l'évidence : son monde n'est pas celui des autres. Le sien est fait de lumières qui brillent derrière les rideaux, de voix qui prononcent des phrases énigmatiques ou encore d'ombres glissant dans les couloirs.  Un événement surgit… et la honte envahit Anna qui se découvre peu à peu différente. Se regarder dans le miroir devient un supplice. En quelle créature craint-elle de se métamorphoser ?
L'AUTEURE
Ayant découvert la littérature jeunesse à 21 ans, Florence Seyvos publie ses premiers romans pour enfants et adolescents à l'École des loisirs dont un album devenu un classique de la littérature jeunesse : La Tempête, illustré par Claude Ponti. Son premier roman Les apparitions est couronné du prix Goncourt du premier roman. D'autres suivront comme Le Garçon incassable, prix Renaudot poche en 2013. Parallèlement, elle collabore avec la réalisatrice Noémie Lvovsky pour l'écriture de plusieurs films dont Camille Redouble et sa pièce Fanny et Alexandre, mise en scène par Julie Deliquet. Florence Seyvos était venue présentée Le garçon incassable à l'intime festival en 2014.
EXTRAIT
« J'ai eu l'impression que ma tête s'ouvrait, et respirait. Mes poumons aussi se sont ouverts, je les ai sentis se déplier comme deux ailes soyeuses et amples. Et pendant ce temps, le scintillement continuait à courir dans mes artères et mes vaisseaux, il gagnait joyeusement mon ventre, y tourbillonnait, il envahissait mes bras et mes jambes jusqu'au bout de mes doigts, de mes orteils.
Scintillement est le seul mot que j'ai trouvé pour décrire cette sensation.
Tout à coup j'ai eu une conscience très aigüe de tout ce qui existait autour de moi. »
À LIRE
Florence Seyvos, Une bête aux aguets, Éditions de L'Olivier, 2020
(à paraître le 20 août)
de Florence Seyvos, lu par (en cours de distribution)
Du Vendredi 28/08/2020 au Samedi 29/08/2020
"ENTRE EUX" lu par Reda Kateb
Du Vendredi 28/08/2020 au Samedi 29/08/2020
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents : celle de son père, représentant de commerce sur les routes une bonne partie du temps jusqu'à sa mort prématurée ; et celle de sa mère, qui, après une enfance sans histoire en Arkansas, son mariage et la naissance de son enfant, souffre des années de solitude, puis d'un cancer. L'auteur, qui se trouve « entre eux » décrit ces deux existences dans ce qu'elles ont de plus quotidien et de moins extraordinaire, et pose la question : que reste-t-il d'une vie vécue ? En marge de ses grands romans, ce livre sensible est l'hommage bouleversant d'un grand écrivain à ses parents, mais aussi une clé pour la compréhension de son œuvre.
L'AUTEUR
Richard Ford compte parmi les grands romanciers américains contemporains. " Géant de l'ordinaire ", Richard Ford explore la vie réelle en petits caractères, gravée à l'eau-forte de nos désirs, de nos pertes, de nos désarrois. Sans jamais verser dans le cynisme ou l'ironie. Il a été récompensé à de multiples reprises pour ses livres : Un week-end dans le Michigan (PEN/Faulkner Award), Indépendance (prix Pulitzer de la fiction), Canada (la Andrew Carnegie Medal for Excellence in fiction, le prix Femina étranger). Entre l'écriture de ses nouvelles et ses romans, Richard Ford enseigne également la littérature anglaise.
LE COMÉDIEN
Reda Kateb est un acteur incontournable de sa génération. Révélé dans Un prophète de Jacques Audiard, il obtient le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Hippocrate de Thomas Lilti. Depuis, il enchaîne les succès et les rôles magnifiques. Récemment on l'a vu aux côtés de Vincent Cassel dans Hors Normes, de Olivier Nakache et Eric Tolédano.
EXTRAITS
“ La vie de nos parents nous échappe en partie, pas de leur fait mais du nôtre, et dans ces conditions s'apercevoir qu'on ne sait pas tout est affaire de respect car les enfants rétrécissent le cadre de référence de tout ce à quoi ils appartiennent.”
À LIRE
Richard Ford, Entre eux, traduit par Josée Kamoun, Éditions de l'Olivier, 2017
 
Une représentation supplémentaire est prévue le samedi 29 août à 20h30, à la Cathédrale Saint-Aubain.

de Richard Ford, lu par Reta Kaleb
Samedi 29 Août 2020 - 17h00
"Discussion Caume / Lachenal"
Samedi 29 Août 2020 - 17h00
Théâtre
Lecture

LA DISCUSSION
Comme point de départ, il y a l'ouvrage passionnant du chercheur Guillaume Lachenal “Le médecin qui voulut être roi”, consacré à la folle entreprise coloniale menée au Cameroun en 1939, laissant aux médecins la gouvernance de toute une région pour y accomplir : “une utopie “ où la médecine guiderait toute la politique et où la politique deviendrait thérapie sociale…”
À la lumière de ce qui nous arrive, médecin et historien des sciences échangeront sur le pouvoir de la médecine, les peurs et les rumeurs liées à la pandémie de coronavirus, la sidération silencieuse, puis le grand “cirque” qui nous a été donné à voir par le corps scientifique contrastant avec sa légendaire rationalité et alimenté par les médias.
Éric Caumes est chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Ses connaissances et son avis sont sollicités tout au long de la crise sanitaire liée au coronavirus. Très investi en médecine des voyages et en médecine tropicale, ses principaux domaines de recherche concernent les infections cutanées, les maladies sexuellement transmissibles, les pathologies tropicales et les maladies émergentes. Il prépare un livre aux éditions Robert Laffont sur la crise sanitaire lié à l'épidémie de coronavirus.
Ancien élève de l'École normale supérieure, Guillaume Lachenal est historien des sciences, il est professeur à Sciences Po Paris et chercheur au MédiaLab. Ses travaux portent sur le domaine de la santé planétaire, soit l'étude des relations entre santé humaine, changement environnemental et enjeux sociaux et politiques globaux.  Auparavant, ses recherches ont porté sur l'histoire et l'anthropologie des épidémies, de la médecine et de la santé publique dans les contextes coloniaux et post-coloniaux d'Afrique.
A lire : Guillaume Lachenal, Le médecin qui voulut être roi, éditions Seuil, 2017.
Discussion avec le Professeur Éric Caumes et Guillaume Lachenal, historien des sciences.
Samedi 29 Août 2020 - 18h00
"Elmet" lu par Emile Falk
Samedi 29 Août 2020 - 18h00
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
John Smythe est venu s'installer avec ses enfants adolescents, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg.  Dans les paysages désolés et enchanteurs, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Soudain, une lutte pour la terre s'enclenche, provoquant une insurrection populaire sanglante. Ce conte intemporel, sinistre et délicat, porté par la voix du jeune Daniel, bascule en une scène finale d'une intense brutalité, contrastant avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de ce premier roman.
L'AUTEURE
Originaire de York, Fiona Mozley a étudié l'histoire à Cambridge. Médiéviste, elle prépare une thèse de doctorat sur la décadence durant le Moyen Âge tardif tout en travaillant à mi-temps dans une librairie. Elmet est son premier roman. Très remarqué dès sa sortie en 2017, il a obtenu le prix Somerset-Maugham 2018 et a été sélectionné pour le prestigieux Man Booker Prize.
LE COMÉDIEN
Ayant grandi sur la côte d'Opale, entre Boulogne-sur-mer et Dunkerque, Émile Falk pensait devenir clown ou paysan avant de finalement rejoindre Bruxelles pour étudier à l'INSAS. En 2021, il sera sur les planches du Théâtre de Namur pour interpréter un des personnages du spectacle Partage de midi de Paul Claudel, dans une mise en scène d'Héloïse Jadoul.
EXTRAIT
« Papa se battait à mains nues, loin des gymnases et des salles de boxe. Il pouvait y avoir de grosses sommes en jeu, et des hommes aux poches pleines de billets venaient de chaque coin du pays pour miser sur lui. Il fallait être fou pour ne pas parier sur mon père. Il était capable de mettre un homme K-O d'un seul coup de poing. Et si le combat durait plus longtemps, c'est juste qu'il avait envie de se battre. »
À LIRE
Fiona Mozley, Emlet, traduit par Laeticia Devaux, Éditions Joëlle Losfeld, 2017
de Fiona Mozley, lu par Émile Falk
Du Samedi 29/08/2020 au Dimanche 30/08/2020
"Chroniques d'une station service"
Du Samedi 29/08/2020 au Dimanche 30/08/2020
Théâtre
Lecture


LE LIVRE
Véritable « poésie du banal », ce premier roman retrace au jour le
jour les réflexions du narrateur-pompiste dont la station est située en
périphérie de Paris. Pour tromper l'ennui, il multiplie les intrigues
minimalistes, les fausses pistes accidentelles et les quiproquos, le
tout agrémenté de références cinématographiques, littéraires et
photographiques. Ou quand l'immobilité et la position contemplative du
personnage deviennent une possible résistance au monde.
L'AUTEUR
Alexandre Labruffe a travaillé au
sein d'Alliances françaises en Chine, puis en Corée du Sud avant de
revenir en France pour des collaborations artistiques. Depuis octobre
2019, il est nommé attaché culturel à Wuhan et était aux premières loges
lorsque la pandémie s'est déclenchée. 
LE COMÉDIEN
(en cours de distribution)
EXTRAIT 
« Bien que située en périphérie
urbaine, entre un hôtel et un HLM à l'abandon, ma station-service est au
centre du monde. Lieu de ravitaillement, de passage, de transit. Début
ou fin de route : je suis à la croisée des chemins (à l'orée des
possibles ?) que j'observe, la plupart du temps, avec la nonchalance
d'un zombie mélancolique. Parfois avec le sérieux d'un anthropologue
hypocondriaque. Depuis mon poste d'observation, vigie sociétale, je le 
vois (le monde) passer devant moi, partir ou arriver, excité ou épuisé. »
À LIRE
Alexandre Labruffe, Chroniques d'une station service, Éditions Verticales, 2019


 
Samedi 29 Août 2020 - 19h30
"Les enfants des autres" lu par Y.Rénier
Samedi 29 Août 2020 - 19h30
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
Bobby rentre chez lui après sa journée de travail et appelle ses enfants. Quels enfants ? lui demande Julie sa compagne. Mais ce sont les enfants de leurs amis Max et Alexa, prétend Julie quand Bobby les cherche partout dans la maison. Pierric Bailly entraîne ses lecteurs dans un roman infernal, sorte de thriller où le doute devient le principe même de la narration. Le suspens du récit porte autant sur l'adultère, le désir d'enfants, la paternité, l'assassinat d'une femme, que sur l'identité même du personnage principal. La lecture se fait au gré d'une succession de bascules dramatiques, ce qu'on appelle au cinéma des twists, pour démultiplier l'espace des possibles.
L'AUTEUR
Après une enfance passée dans le Jura, Pierric Bailly est parti étudier le cinéma à Montpellier avant de revenir dans ses contrées d'origine pour y travailler en usine et écrire la nuit son premier roman Polichinelle. Pierric Bailly était venu présenter son merveilleux récit  L'homme des bois, consacré à son père à l'intime festival en 2017.
LE COMÉDIEN
Formé au Conservatoire de Bruxelles, Yannick Renier commence sa carrière sur les planches et y évolue pendant dix ans avant d'être remarqué par le cinéma. Il joue l'un des frères jumeaux de Nue propriété de Joachim Lafosse. Il enchaîne ensuite les tournages tout en maintenant un lien fort avec le théâtre en fondant avec Christophe Sermet “La Compagnie du Vendredi” en 2013. En 2018, il coréalise Carnivores avec son frère, Jérémie Renier.
EXTRAIT
« Je lui demande si c'était la première fois et elle me dit que oui, enfin pas la première mais presque, la deuxième ou troisième fois, et je ne vois pas pourquoi je m'amuserais à la croire. Ca fait peut-être des mois en vérité, ou même des années. (…) Mais je lui dis de se rendre compte quand même qu'elle n'a pas choisi n'importe qui, qu'elle n'a pas choisi un collègue de travail ou un type croisé dans un bar. Elle a choisi Max. Elle a choisi mon meilleur ami. »
À LIRE
Pierric Bailly, Les Enfants des autres, Éditions P.O.L, 2020
 de Pierric Bailly lu par Yannick Rénier (sous réserve)
Dimanche 30 Août 2020 - 12h30
"Exercice d'admiration" lu par Ph. Vauchel
Dimanche 30 Août 2020 - 12h30
Théâtre
Lecture
Le 12 septembre 2001, flânant dans une librairie, alors qu'il tentait d'attrapper un exemplaire de Rainer Maria Rilke, une partie de l'oeuvre d'Olga Tokartzuk lui est tombée littéralement dans les bras : le comédien Philippe Vauchel ne s'en est jamais remis. Ébloui par les histoires de la lauréate du Nobel de Littérature 2018, il lui écrit :
“ (...) vos mots, vos silences, vos intimes et essentiels voyages entre l'homme et la réalité… (je suis) tellement heureux du partage de ces tremblements d'existence. Je m'en suis d'emblée senti tellement proche ! Quelle joie indicible que de révéler à mon entourage direct et lointain l'existence quelque part du côté de la Basse Silésie, « d'une soeur en humanité ».
Je suis un rural, un rural dans l'âme.
Je ne pouvais donc qu'aimer profondément cette ruralité que parfois vous nous faites vivre. Jamais vous ne l'enfermez dans du cliché.
Quand il vous arrive de la plonger dans du typique, c'est aussitôt pour la faire grandir de mythique, de mystique, de cosmique, voire de comique.”
Philippe Vauchel propose un exercice d'admiration autour de l'oeuvre de Olga Tokarczuk (en son absence), sur base d'une sélection minutieuse de ses textes et dans le cadre d'une discussion avec un.e intervenant.e (en cours de distribution).
LE COMÉDIEN
Philippe Vauchel est auteur, metteur en scène, comédien inclassable et boulimique, il a travaillé avec des metteurs en scène comme Jean-Michel Frère, Frédéric Dussenne, Bruno Bulté, Vincent Goethals, Jasmina Douieb, ... Roi du théâtre intimiste (on se souvient avec émotion de “3 secondes et demie”, spectacle en appartement joué plus de 300 fois), il écrit aussi ses propres spectacles. Inquiet, généreux, comique, tendre et insomniaque, il se définit comme “le gitan de Marloie”.
L'AUTEURE
Olga Tokarczuk est une romancière et essayiste polonaise. Après avoir publié plusieurs recueils de poèmes, des romans et nouvelles, elle reçoit le Prix Nike en 2008 et le Prix international Man-Booker en 2018 pour son roman Les Pérégrins (2007). Elle publie ensuite Les Livres de Jakób, l'histoire de Jakób Frank, un chef religieux du XVIIIe siècle, à nouveau, par le Prix Nike en 2015. Prix Nobel de littérature en 2018, elle se distingue par « une imagination narrative qui, avec une passion encyclopédique, représente le franchissement des frontières ».
Par Philippe Vauchel
Dimanche 30 Août 2020 - 13h00
"UN MAL QUI REPAND LE TERREUR" lu par
Dimanche 30 Août 2020 - 13h00
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
Fin du XIXe siècle, Jacob Hansen, le narrateur, sillonne la ville de Friendship dans le Wisconsin à bicyclette : il est shérif, pasteur et embaumeur de la bourgade. Un jour, il découvre un mort - sans doute un soldat perdu, qui a échoué là, après la guerre de Sécession. Lorsqu'il amène le corps chez Doc Guterson, celui-ci est formel : c'est la diphtérie qui l'a tué, il faut être prudent, éviter l'épidémie. En dépit des recommandations de Doc Guterson, il embaume le corps du jeune soldat, à ses risques et périls. Le mal frappe les siens, et se répand dans la ville … “Un mal qui répand la terreur” est un récit gothique plongé dans une lumière aveuglante, sous un ciel de cendres.
L'AUTEUR
Stewart O'Nan vit à Avon (Connecticut). Cet ancien ingénieur en aéro-spatiale a montré qu'il savait être un confident précieux : dans son oeuvre si attachante, il ne cesse d'autopsier l'Amérique d'en bas, avec des héros qui ne tirent jamais les bonnes cartes. "L'écrivain, dit-il, doit donner la parole à ceux qui sont humiliés." Depuis son premier roman en 1987, il a construit une oeuvre forte et variée, qui explore divers aspects de la société et de l'histoire américaines. Son roman Des anges dans la neige a été adapté au cinéma en 2007 par David Gordon Green sous le titre Snow Angels.
LE COMÉDIEN
Jean-Benoît Ugeux est un artiste prolifique aux multiples talents - acteur, metteur en scène, scénariste et réalisateur, porteur d'un univers riche et singulier. Il crée les spectacles “Zaï Zaï Zaï Zaï” puis “Hansel et Gretel” avec Anne-Cécile Vandalem début des années 2000. En 2007, il fonde sa propre compagnie : Apoptose, maison de production de théâtre, cinéma, créations radiophoniques et plastiques. On le voit sur les planches en Belgique et en Europe (Wayntraub, Wim Vandekeybus, Rodrigo García, Berlin, Blitz Theater Group, Anne-Cécile Vandalem…), derrière et devant la caméra (Joachim Lafosse, Michael Roskam, Emmanuel Marre, Benoit Mariage, …). Il remporte le Bayard du meilleur court-métrage et de la meilleure interprétation pour son film La Musique au FIFF (Namur) en 2019.
EXTRAIT
« Doc se penche, remue la clé dans la serrure et le verrou claque en s'ouvrant.
Il avertit Chase :
- Je ne veux pas que vous la touchiez.
- Je comprends.
Doc le conduit à l'intérieur. Tu t'attardes sur le tapis persan qui couvre le sol du couloir, en te demandant une fois encore ce que tu es censé faire. Cette lumière verte, fascinante, de l'été, cette lumière que tu aimes tant filtre à travers la fenêtre, au bout du couloir, projetant par terre un dessin d'ombres clignotantes.
- Jésus miséricordieux, dit Chase, et tu entends un bruit sourd, comme s'il était tombé.
Il est à genoux, au chevet du lit sur lequel la femme est allongée, et sans vraiment le vouloir tu la vois.
Elle ressemble au soldat, les yeux caves dans ses orbites violacées, les joues creuses et flétries. Ses pupilles bougent, mais sans enregistrer la présence de quiconque ; elles s'agitent comme si elles suivaient le vol d'une mouche. Doc a appliqué un cataplasme de menthe sur le cou de la femme. Sa respiration est rauque, ses lèvres maculées comme si elle avait bu du vin. »
À LIRE :
Stewart O'Nan, Un mal qui répand la terreur, traduit par Jean-François Ménard, Editions de l'Olivier, 2001
de Stewart O'Nan, lu par Jean-Benoît Ugeux.
Dimanche 30 Août 2020 - 15h00
"Il est des hommes qui se perdront toujours" lu pa
Dimanche 30 Août 2020 - 15h00
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
Il est des hommes est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l'enfance dévastée, l'injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille entre les années 80 et 2000. Le narrateur, Karel, est un garçon des quartiers Nord. Il grandit dans la cité Antonin Artaud, cité fictive adossée au massif de l'Étoile et flanquée d'un bidonville, « le passage 50 », habité par des gitans sédentarisés. Karel vit avec sa sœur Hendricka et son petit frère Mohand, infirme. Ils essaient de survivre à leur enfance, entre maltraitance, toxicomanie, pauvreté des parents, et indifférence des institutions. Dans ce beau roman d'apprentissage, chacun va s'inventer un destin.
L'AUTEURE
Rebecca Lighieri est le pseudonyme sous lequel écrit parfois Emmanuelle Bayamack-Tam quand elle explore la veine narrative du roman policier. Quelle que soit la signature sous laquelle elle publie, l'écrivaine appréhende avec une résolue singularité les corps (dans leur diversité), le désir (et les chemins de traverse qu'il peut emprunter) ou encore la famille. Elle a reçu le prix du Livre Inter 2019 pour Arcadie.
LE COMÉDIEN
Après un cursus à l'IAD, Félix Vannoorenberghe commence sa carrière de comédien en 2017 dans la pièce December Man mis en scène par Georges Lini pour laquelle il remporte le prix de la Révélation de l'année au Prix de la Critique belge en 2018. Il rejoint par la suite la compagnie de l'Infini Théâtre fondée par Dominique Serron, il joue dans Le Sacre et l'Eveil. Il apparaît également au cinéma et dans des séries télévisées (L'Agent immobilier, Zone Blanche).
EXTRAIT
« J'aide Hendricka à se hisser sur son tabouret et je jette un rapide coup d'œil au miroir où mon regard rencontre celui de mon père, son regard bleu, si semblable au nôtre. Il se renverse sur sa chaise avec satisfaction, la clope au bec. En 1985, on fume encore dans les cafés. Sans parler du reste, de tout ce qu'on fait dans les chiottes. A tel point que certains établissements ont pris le parti de trouer toutes leurs cuillères, histoire d'empêcher les toxicos de réaliser leur petit mélange. J'ai sept ans mais je sais déjà à quoi peuvent servir les cuillères. »
À LIRE
Rebecca Lighieri, Il est des hommes qui se perdront toujours, Éditions P.O.L, 2020
de Rebecca Lighieri, lu par Félix Vannoorenberghe
Dimanche 30 Août 2020 - 15h30
CONCERT : F. CASSOL/TCHA LIMBERGER/PH. THURIOT
Dimanche 30 Août 2020 - 15h30
Spectacle
Musique
(en cours de programmation)
Fabrizio Cassol
Originaire de Belgique, Fabrizio Cassol est le compositeur et saxophoniste du groupe Aka Moon depuis plus de vingt-cinq ans. Il s'associe régulièrement avec les chorégraphes Alain Platel ( Requiem pour L., Coup Fatal), Anne Teresa De Keersmaeker, ou encore le metteur en scène Luc Bondy pour l'opéra et la compagnie théâtrale tg Stan. Son intérêt pour les musiques extra-européennes se révèle à l'issue d'un voyage chez les Pygmées Aka de la République centrafricaine qui donne lieu à l'étude des liens entre oralité et écriture musicale. De nombreuses rencontres et collaborations en témoignent : la diva malienne Oumou Sangare, le griot Baba Sissoko, le maître percussionniste indien U.K Sivaraman, le sénégalais Doudou N'Diaye Rose.
Tcha Limberger
Tcha Limberger est un musicien et chanteur aveugle, acclamé dans tous les genres musicaux. Reconnu comme l'une des figures les plus importantes de la musique folklorique du bassin des Carpates, il se produit dans le monde entier en tant que soliste dans de nombreuses formations réunissant de grands noms tels que Stochelo Rosenberg, Angelo Debarre, Sebastien Giniaux, Roby Lakatos ou encore Evan Christopher et Fapy Lafertin. En plus de la pratique de nombreuses musiques folkloriques utilisant le violon, il est aussi à l'aise pour chanter en neuf langues dont le grec, le hongrois, le russe et le roumain. Son intérêt inépuisable pour diverses cultures influe naturellement sur son style d'improvisation jazz, tant en ce qui concerne le chant que le jeu instrumental.
Philippe Thuriot
Philippe Thuriot est un accordéoniste belge, formé à l'Académie royale de musique de Copenhague et actif sur la scène internationale depuis plus de 25 ans. Son répertoire est d'une grande richesse, s'étendant du jazz à l'improvisation en passant par la musique classique et la danse. Il a donné des concerts avec de grands maîtres de la scène jazz internationale, dont Steve Houben, Charles Loos ou encore Ellery Eskelin tout en travaillant en parallèle avec des orchestres tels que le BRT Philharmonic, Oxalys et Het Collectief. Sa carrière est également marquée par sa participation aux spectacles de danse La Tristeza Complice (1996) et Pitié (2008) de la compagnie « Les Ballets C de la B » d'Alain Platel, ayant abouti à un tour du monde en Europe, aux États-Unis, au Brésil et au Congo.
avec Fabrizio Cassol, Tcha Limberger et Philippe Thuriot
Dimanche 30 Août 2020 - 17h30
"Discussion avec François Gemenne"
Dimanche 30 Août 2020 - 17h30
Théâtre
Lecture
Discussion avec François Gemenne, chercheur en sciences politiques et (en cours de distribution)
 
Dimanche 30 Août 2020 - 19h00
"CROIRE AUX FAUVES" lu par
Dimanche 30 Août 2020 - 19h00
Théâtre
Lecture

LE LIVRE
Experte des populations arctiques et férue d'animisme, l'anthropologue française Nastassja Martin livre le récit de l'expérience qui a bouleversé sa vie : la rencontre, dans les montagnes du Kamtchatka (Extrême-Orient russe), avec un ours qui l'a défigurée. Malgré les épreuves, elle présente cet événement comme une rencontre qui lui a permis d'approfondir ses réflexions anthropologiques et son attachement aux peuples arctiques qu'elle étudie. En digne élève de Philippe Descola, elle explore les zones imprécises où l'humain et le non-humain dialoguent, mondes de l'animisme, du chamanisme, que la pensée rationnelle peine à cerner. “ Croire aux fauves” est le récit intense et déroutant, d'une renaissance
L'AUTEURE
Nastassja Martin est anthropologue diplômée de l'EHESS et spécialiste des populations arctiques. Elle est l'auteure d'un essai, tiré de sa thèse de doctorat dirigée par Philippe Descola : Les Âmes sauvages. Face à l'Occident, la résistance d'un peuple d'Alaska (La Découverte, 2016 ; prix d'Histoire de l'Académie française 2017) ainsi que d'un documentaire en cours, co-réalisé avec Mike Magidson, “Tvaïan”.
ACTRICE
Anne-Cécile Vandalem est actrice, auteure et metteuse en scène, formée au Conservatoire royal de Liège. En 2008, elle fonde Das Fräulein (Kompanie) et crée (Self) Service, Habit(u)ation et After the Walls (Utopia). Mélange des genres, pluralité des médiums. Son univers tragi-comique, proche du cinéma, raconte des drames intimes, des fictions engagées, des histoires oniriques. Après Tristesses qui avait rencontré un très grand succès au Festival d'Avignon en 2016, Arctique poursuit un cycle sur les échecs de l'humanité.
EXTRAITS
« Je crois qu'enfants nous héritons des territoires qu'il nous faudra conquérir tout au long de notre vie. Petite, je voulais vivre parce qu'il y avait les fauves, les chevaux et l'appel de la forêt ; les grandes étendues, les hautes montagnes et la mer déchaînée ; les acrobates, les funambules et les conteurs d'histoires. L'antivie se résumait à la salle de classe, aux mathématiques et à la ville. Heureusement, à l'aube de l'âge adulte, j'ai rencontré l'anthropologie. Cette discipline a constitué pour moi une porte de sortie et la possibilité d'un avenir, un espace où m'exprimer dans ce monde, un espace où devenir moi-même. Je n'ai simplement pas mesuré la portée de ce choix, et encore moins les implications qu'allait entraîner mon travail sur l'animisme. À mon insu, chacune des phrases que j'ai écrites sur les relations entre humains et non-humains en Alaska m'a préparée à cette rencontre avec l'ours, l'a, en quelque sorte, préfigurée. »
« Ce jour-là, le 25 août 2015, l'événement n'est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L'événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Non seulement les limites physiques entre un humain et une bête, qui en se confrontant ouvrent des failles sur leur corps et dans leur tête. C'est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l'actuel ; le rêve qui rejoint l'incarné. »
À LIRE
Nastassja Martin, Croire aux fauves, Verticales, Gallimard, 2019
Lu par Anne-Cécile Vandalem
Du Samedi 29/08/2020 au Samedi 29/05/2021
LE DERNIER SALUT
Du Samedi 29/08/2020 au Samedi 29/05/2021
Théâtre
Contemporain
Au soir de leur carrière, trois comédiens attitrés du Théâtre National refusent d'abdiquer devant l'obsolescence programmée. Face à la retraite qui sonne le glas d'une vie consacrée au théâtre, le trio déclare la révolution, fusse-t-elle gériatrique !  Les voilà donc périmés ? Trop vieux pour dire l'amour, la mort, l'espoir, pour servir Prévert, Rostand ou Shakespeare ? En réponse à une telle ineptie, les spectateurs sont invités à une procession hors du commun, dans une cavalcade urbaine et poétique. De la rue namuroise, ils feront leur scène, des places leurs décors. Au détour d'un bar, d'un hôtel, en chantant, en criant, en égrenant leurs souvenirs, les digressions sur leur carrière, les solos mémorables de chacun de ses interprètes, c'est au plus beau spectacle de leur vie qu'ils nous proposent de participer. Oui l'émotion aura droit de cité. Mais la joie de dire, de vivre, de rire et de chanter ne prêtera jamais le flanc à l'ennui. La musique accompagnera ce safari improbable. « Le Dernier salut » est un retour aux sources, un long travelling qui traverse la vraie vie. Pour une fois. La vraie vie.
Distribution
CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE: Nicolas Buysse
DRAMATURGE: Jean-Michel Frère
SCÉNOGRAPHIE: Ditte van Brempt
AVEC: Jean-Pierre Baudson Alfredo Cañavate Patrick Donnay
CRÉATION SONORE: Maxime Glaude
Départ devant la Cour de l'Athénée, Accueil du festival (à côté de l'Église Saint-Loup), 8, rue du Collège.
Samedi 29 Août 2020 - 15h45
"Carte Blanche Fabrizio Cassol"
Samedi 29 Août 2020 - 15h45
Théâtre
Lecture

Fabrizio Cassol
Originaire de Belgique, Fabrizio Cassol est le compositeur et saxophoniste du groupe Aka Moon depuis plus de vingt-cinq ans. Il s'associe régulièrement avec les chorégraphes Alain Platel ( Requiem pour L., Coup Fatal), Anne Teresa De Keersmaeker, ou encore le metteur en scène Luc Bondy pour l'opéra et la compagnie théâtrale tg Stan. Son intérêt pour les musiques extra-européennes se révèle à l'issue d'un voyage chez les Pygmées Aka de la République centrafricaine qui donne lieu à l'étude des liens entre oralité et écriture musicale. De nombreuses rencontres et collaborations en témoignent : la diva malienne Oumou Sangare, le griot Baba Sissoko, le maître percussionniste indien U.K Sivaraman, le sénégalais Doudou N'Diaye Rose.
avec Fabrizio Cassol
Dimanche 30 Août 2020 - 13h00
"Lecture / Rencontre A. Pauly "Avant que j'oublie"
Dimanche 30 Août 2020 - 13h00
Théâtre
Lecture
LE LIVRE
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. La narratrice de ce premier roman émouvant et intense s'appelle Anne, comme son auteure. Elle revient sur les mois qui ont précédé la mort de son père et le deuil qui s'ensuit. Porté par une écriture agile et tourbillonnante, ce premier roman réhabilite la mémoire du père avec un humour rare, lui fabrique “un tombeau pour rendre hommage à la personnalité si singulière et non-conforme de cet homme « ordinaire », à ses lâchetés, à ses manquements et à ses réussites, à ses rêves de jeune homme”.
L'AUTEURE
Anne Pauly a toujours su qu'elle allait écrire. Correctrice dans un cabinet d'avocats, rédactrice d'horoscopes puis secrétaire de rédaction dans un magazine féminin, elle a attendu longtemps avant oser se lancer. Son premier roman “Avant que j'oublie” remporte le prestigieux Prix du Livre Inter, le Prix Summer et celui de la Fondation La Poste.
LA COMEDIENNE
Diplômée de l'INSAS en 2009, Eline Schumacher met en scène sa première création Manger des épinards c'est bien; conduire une voiture c'est mieux avec la Compagnie F.A.C.T. (Prix de la Critique dans la catégorie Meilleure Découverte en 2015). Elle reçoit le prix du meilleur espoir féminin aux Prix de la critique 2015 pour son rôle dans Le Bouc de R.W. Fassbinder mis en scène par Ledicia Garcia. Elle enchaîne avec La princesse au petit pois mis en scène par Sofia Betz puis Apocalypse Bébé de Virginie Despentes mis en scène par Selma Alaoui ou encore Taking care of baby de Dennis Kelly mis en scène par Jasmina Douieb. Elle crée ensuite La ville des zizis en 2018 puis Les vieux, c'est horrible en 2020, un théâtre fantasque, autobiographique, généreux et spontané.
EXTRAITS
« Les infirmières avaient fermé ses yeux, coincé son visage dans une mentonnière et habillé son corps d'une petite blouse vert pâle faon sweat-shirt. C'était triste et drôle, ça l'aurait fait rire, cette petite blouse verte qui lui cachait à peine le genou. J'ai regardé son pied violacé, la vache ! le pauvre, sa barbichette miteuse et son beau visage déserté. En gardant sa grande main qui tiédissait dans la mienne, j'ai souhaité de tout mon cœur ne jamais oublier son odeur et la douceur de sa peau sèche. Je lui ai demandé pardon de ne pas avoir vu qu'il mourait, je l'ai embrassé et puis j'ai dit à haute voix, ciao, je t'aime, à plus, fais-nous signe quand tu seras arrivé. Je suis sortie dans le couloir lino-néon, une aide-soignante est passée en savatant et mon frère est arrivé. On y est retournés une dernière fois, pour vérifier. Et puis on a plié les gaules comme il disait toujours. La vie, cette partie de pêche. Dans le miroir de l'ascenseur, nos gueules d'adultes, défaites. Coucou l'impact de la mort, bisous. »
“ Mes toutes dernières larmes sont sorties ce jour-là. J'avais enfin accepté. Si on m'avait dit que Céline Dion m'aiderait un jour dans ma vie à passer ce style de cap, je ne l'aurais pas cru. La catharsis par la pop - check.”
À LIRE
Anne Pauly, Avant que j'oublie, Éditions Verdier, 2019
de Anne Pauly, lu par Eline Schumacher
Service Client
Du lundi au samedi de 7h à 20h
Paiement 100% sécurisé
CGV