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La Saison 22-23




Retrouvez tous les concerts de la saison 22-23 du Conservatoire & Orchestre de Caen (places à l'unité), accessibles à partir du lundi 29 août 10h.


 

Mardi 04 Octobre 2022 - 20h00
De Salzbourg à Paris
Mardi 04 Octobre 2022 - 20h00
Concert
Classique
François Dumont, piano
Orchestre de Caen
Nicolas Simon, direction
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Symphonie n°31 en ré majeur, “Paris”, K.297/300
Concerto pour piano n°6 en si bémol majeur, K.238
Concerto pour piano n°8 en do majeur, “Lützow”, K.246
Mardi 11 Octobre 2022 - 20h00
The immigrant
Mardi 11 Octobre 2022 - 20h00
Concert
Jazz / Blues / Gospel
Rémy Garçon, saxophones et flûte traversière
François Chesnel, piano
Bernard Cochin, contrebasse
Franck Enouf, batterie
Thierry Lhiver, création, direction musicale et trombone
Création jazz originale autour et pendant la projection du film de 1917 The Immigrant de et avec Charlie Chaplin.
Ce court-métrage d'une durée de 25 minutes revient sur les migrations des peuples européens vers les États-Unis d'Amérique au début du XX° siècle. Attrait d'un monde meilleur, d'une vie plus facile (le rêve américain) et déception face à l'accueil réservé et la réalité constatée. Cette analyse sociale de Charlie Chaplin est aujourd'hui encore d'une criante et cruelle vérité, le naufrage d'une embarcation le long des côtes normandes - provoquant la mort de 27 migrants - le 24 novembre 2021 dernier en est encore la preuve.
Mardi 18 Octobre 2022 - 20h00
Divertimento
Mardi 18 Octobre 2022 - 20h00
Concert
Classique
Solistes de l'Orchestre de Caen
Yvon Quénéa, flûte
Isabelle Perez, violon
Jean-Philippe Gandit, alto
Camille Bloch, violoncelle
Franz Anton Hoffmeister (1754-1812)
Quatuor avec flûte n°4 en do mineur, H5929
Joseph Haydn (1732-1804)
Divertimento en ré majeur, HobII : D9
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Quatuor pour flûte et cordes n°1 en ré majeur, K.285
 
Le divertimento, ou divertissement, jouissait d'une grande faveur dans les
cours aristocratiques du xviiie siècle. Composé pour de petits effectifs
fort diversifiés, ses mouvements variés accompagnaient les repas ou se
jouaient en plein air et « s'oyaient » plus qu'ils ne « s'écoutaient » (et encore
moins « s'entendaient » !) Du moins, tel était le cas… jusqu'à ce que
Joseph Haydn, puis Wolfgang Amadeus Mozart et leur ami Franz Anton
Hoffmeister ne s'en mêlent ! Ainsi, le Quatuor avec flûte en ut mineur de
ce dernier révèle un caractère tout à fait dramatique, cependant que le
Divertimento en ré majeur de Joseph Haydn - publié en 1767 au sein des
Six quatuors avec flûte (opus 5) - se présente en quatre mouvements à
l'écriture galamment raffinée. De son côté, avec son Quatuor avec flûte
en ré majeur, composé en 1777 à Mannheim pour le flûtiste néerlandais
De Jean, Wolfgang Amadeus Mozart livre un pur chef-d'oeuvre à
l'inspiration juvénile et jubilatoire.
Mardi 08 Novembre 2022 - 20h00
Carlo Gesualdo, La légende noire
Mardi 08 Novembre 2022 - 20h00
Concert
Classique
CONTREMARQUE A ECHANGER AU THEATRE DE CAEN
A PARTIR DU 04/10/22
02 31 30 48 00
Violaine Le Chenadec, Anaïs Bertrand, Clément Debieuvre,
Davy Cornillot et Renaud Bres - voix
Benoit Tainturier - cornets
Alexis Lahens, trombone
Arnaud Bretecher, trombone
Jérémie Papasergio, basson
Yoann Moulin, claviers
Adrien Mabire, cornets et direction 
 
Carlo Gesualdo (1566-1543)
La Légende Noire, Madrigaux du 6ème Livre et pièces contemporaines
 
Fascinants madrigaux de Carlo Gesualdo ! Deux approches dominent
leur interprétation, donnée le plus souvent a capella : d'une part la mise
en regard de sa pratique harmonique, faisant la part belle aux chromatismes, avec des compositeurs récents comme Pierre Boulez ou Gérard
Grisey ; d'autre part, leur présentation livre par livre en tant que chefsd'œuvre de la polyphonie. La présente version, au contraire, associe les
instruments aux chanteurs, notamment les cuivres. Ce choix s'appuie à la
fois sur la pratique de l'époque, qui utilisait couramment les cuivres pour
doubler les voix, et sur la considération qu'étant, d'un côté, indépendant
financièrement, mais de l'autre, soumis aux conventions de son statut
social de noble, Gesualdo a cherché à innover tout en restant dans les
codes établis : il pousse à l'extrême un art fantastique, celui de la
polyphonie - où toutes les voix doivent être belles individuellement
et belles ensemble. Il en émane une sonorité pure et limpide pour un
répertoire à (re)-découvrir avec délectation !
 
En coréalisation avec le théâtre de Caen.
Le théâtre de Caen et le Conservatoire & Orchestre de Caen
s'associent pour vous faire découvrir des talents d'aujourd'hui,
reconnus nationalement et internationalement et qui ont commencé
leur apprentissage au Conservatoire de Caen.
Mardi 15 Novembre 2022 - 20h00
A walk tö BeethØven
Mardi 15 Novembre 2022 - 20h00
Concert
Classique
Concert organisé dans le cadre du festival Les Boréales
Orchestre de Caen
Nicolas Simon, direction
Britta Byström (née en 1977)
A walk to Beethoven (création française)
 
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Symphonie n°7 en la majeur, opus 92 
 
La Suède est à l'honneur - non seulement du festival Les Boréales, 
auquel le Conservatoire & Orchestre de Caen s'associe, mais aussi de 
ce concert avec la compositrice suédoise Britta Byström. Elle a inventé 
un nouveau genre musical : le walk, né de la volonté de relier entre elles 
les différentes pièces d'un concert. A walk to Beethoven, quinzième 
pièce de cette série, est basé sur le thème principal de l'Allegretto de 
l'époustouflante 7ème Symphonie de Ludwig van Beethoven - celle qui a 
fait douter ses contemporains de sa santé mentale et qui n'en remporta 
pas moins un succès retentissant dès sa création le 8 décembre 1813 ! 
Grande admiratrice du Viennois, Britta Byström présente le thème 
choisi sous quatorze versions différentes, comme autant de fleurs 
s'épanouissant à partir du même matériau musical ou comme quatorze 
chemins différents - tous menant à Beethoven
Mardi 22 Novembre 2022 - 20h00
SeptuØrS
Mardi 22 Novembre 2022 - 20h00
Concert
Classique
Solistes de l'Orchestre de Caen : 
M.Delahaye, clarinette - M.Montac, basson - I.Sousa, cor
I.Perez, violon - J-P.Gandit, alto - C.Béguin, violoncelle
B.Cochin, contrebasse
Franz Berwald (1796-1868)
Grand septuor en si bémol majeur 
 
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Septuor pour cordes et vents en mi bémol majeur, opus 20
 
La Suède est à l'honneur - non seulement du festival Les Boréales, 
auquel le Conservatoire & Orchestre de Caen s'associe, mais aussi de 
ce concert avec le compositeur Franz Berwald, considéré comme le plus 
important compositeur suédois du XIXe  siècle et admiré par nombre de ses contemporains, tel Franz Liszt, qui lui écrivit : « Vous êtes vraiment original, mais vous n'aurez pas de succès de votre vivant. Et pourtant, il vous faut continuer dans cette voie. ». Le Grand septuor en si bémol majeur de 1828 est son œuvre la plus charmante, sinon la plus célèbre. 
D'une originalité formelle indubitable, elle séduit par son langage inventif,
raffiné et attrayant. Au début du XIXe siècle, l'une des œuvres fréquemment interprétée à Stockholm - comme partout ailleurs au reste - était le célèbre Septuor de Ludwig van Beethoven, composé au tournant du siècle et dont l'immédiat succès ne s'est jamais démenti depuis. Deux compositeurs dont les œuvres de jeunesse augurent bien de leur avenir - et de notre plaisir !
 
Concert organisé dans le cadre de l'after Les Boréales.
Mardi 29 Novembre 2022 - 20h00
Poèmes d'automne
Mardi 29 Novembre 2022 - 20h00
Concert
Classique
Récital autour des mélodies de Gabriel Dupont
 
Duo Contraste
Cyrille Dubois, ténor
Tristan Raës, piano
Gabriel Dupont (1878-1914)
Poèmes d'automne
Deux poèmes d'Alfred de Musset
Pieusement (poème d'Émile Verhaeren)
Le Jour des morts (poème de Georges Van Ormelingen)
 
Gabriel Fauré (1845-1924)
Mélodies sur des poèmes d'Armand Silvestre
Poèmes d'un jour, opus 21 (poèmes de Charles Grandmougin) 
 
«La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve» (Alfred de Musset, 
Sérénade à Ninon) : Gabriel Dupont - le compositeur caennais à 
l'honneur cette saison - rêve à l'Amour éternel dans ses mystérieux 
et si poétiques Poèmes d'automne de 1904. Les poésies de ses 
contemporains le touchent également par leur évocation de la fragilité 
du monde familier et intime. Sobrement, sincèrement, spontanément, 
le jeune compositeur s'exprime dans un langage original et personnel, 
nourri de sa vaste culture musicale acquise au fil de l'écoute de concerts. 
À sa quête mélancolique, privée d'avenir, répondent les œuvres plus 
optimistes de son aîné, Gabriel Fauré - avec des mélodies composées 
entre 1878 et 1904 sur les Poèmes d'un jour de Charles Grandmougin 
(1850-1930) et des poèmes choisis d'Armand Silvestre (1837-1901). Ce 
dernier fait pendant à la Sérénade d'Alfred de Musset en concluant son 
tendre poème Le pays des rêves par une douce invitation au bonheur : 
«… du beau pays des Rêves / L'amour seul en sait les chemins.»
Mardi 06 Décembre 2022 - 20h00
De Prague à Moscou
Mardi 06 Décembre 2022 - 20h00
Concert
Classique
Alejandro Gómez Pareja, violoncelle
(Lauréat du concours Appassionato Joël Klépal 2021)
élèves du Conservatoire & Orchestre de Caen
Orchestre de Caen
Nicolas Simon, direction
Dmitri Chostakovitch (1906-1975)
Concerto pour violoncelle n°1 en mi bémol majeur, opus 107
 
Antonín Dvořák (1841-1904)
Symphonie n°8 en sol majeur, “Tchécoslovaque”, B.163 opus 88 
 
 [Souliko] est un poème d'amour géorgien d'Akaki Zereteli
de 1895, mis en musique par sa cousine Varenka Tsereteli. Il relate la 
quête d'un homme à la recherche de la tombe de sa bien-aimée - dont 
il finit par trouver l'âme dans une rose, un rossignol et une étoile… 
En raison de sa réputation de chanson préférée de Staline, cette 
mélancolique mélodie connut une grande notoriété en Union Soviétique,
au point que Dmitri Chostakovitch la cite en 1959 dans son grandiose 
Premier Concerto pour violoncelle en la distordant de manière macabre
et ironique. Rien de tel dans la paisible et lyrique Huitième Symphonie* 
qu'Antonín Dvořák composa en 1889 à l'occasion de son admission 
au sein de l'Académie tchèque pour l'art, la littérature et les sciences. 
Son but était «d'écrire une œuvre différente de [s]es autres symphonies,
avec des idées individuelles développées d'une manière toute nouvelle».
Le succès fut immédiat et durable, valant au compositeur les compliments
du chef d'orchestre Hans Richter qui lui écrivit après la première représentation à Vienne : «Nous avons tous senti qu'il s'agit d'une œuvre 
merveilleuse - c'est pourquoi nous y avons mis beaucoup d'enthousiasme
- les applaudissements furent cordiaux et chaleureux.»
 
* interprétée avec le concours d'élèves du Conservatoire & Orchestre de Caen
Mardi 13 Décembre 2022 - 20h00
Violin fantaisie
Mardi 13 Décembre 2022 - 20h00
Concert
Classique
Thomas Briant, violon
(Lauréat du concours Appassionato Joël Klépal 2019)
Antoine de Grolée, piano
Maurice Ravel (1875-1937)
Sonate pour violon et piano n°2
 
Edvard Grieg (1843-1907)
Sonate pour violon et piano n°3, opus 45
 
Franz Waxman (1906-1967)
Carmen Fantasie (sur des thèmes de Georges Bizet)
 
Intensité dramatique, intensité virtuose, pureté intense : trois chefs d'œuvre forment le présent programme. L'excellente troisième Sonate
pour violon et piano du Norvégien Edvard Grieg fait appel à un violon
d'un caractère presque sauvage dans sa tessiture grave.
Écrite en 1887 dans la sombre tonalité d'ut mineur, elle crée ainsi un climat général d'un dramatisme exacerbé. La Carmen Fantasie de Franz Waxman, destinée au film Humoresque de Jean Negulesco (1946), n'a rien d'humoristique !
Tout au contraire, elle réalise un condensé de virtuosité violonistique et
de réminiscences opératiques du Carmen de Georges Bizet pour une
performance pyrotechnique éblouissante. Enfin, à propos de son ultime
œuvre de musique de chambre, la cristalline Sonate n°
2 en sol majeur composée entre 1922 et 1927, Maurice Ravel affirmait avoir écrit «une Sonate pour piano et violon, instruments essentiellement incompatibles, et qui, loin d'équilibrer leurs contrastes, accusent ici cette même incom patibilité.» 
La soirée s'annonce suprêmement fervente !
Mardi 10 Janvier 2023 - 20h00
Le Chant ouvert des songes
Mardi 10 Janvier 2023 - 20h00
Concert
Jazz / Blues / Gospel
Vincent Lê Quang Everlasting Quartet 

Vincent Lê Quang, saxophones
Bruno Ruder, piano
Joe Quitzke, batterie
Guido Zorn, contrebasse
Plainte d'un Orient rêvé, harmonies Mitteleuropa, swing d'une Amérique
choisie : si le jazz est métissage, il résonne ici des improbables accents qui
baignent l'univers du compositeur
Vincent Lê Quang, saxophoniste à la
palette sonore d'une rare expressivité se mouvant aux confins du jazz, de
la musique classique et contemporaine. La pratique de l'improvisation
amène son travail de compositeur à questionner diverses formes de
notation, notamment par l'apport du Soundpainting, langage gestuel de
”live composition”. Mais bien loin d'une série de cartes postales venues de
rivages morts, c'est à un tout, empreint de mystère, que nous sommes
conviés, musique intérieure, de l'Espace du dedans, dirait Michaux, qui
cherche, au travers de la forêt des sons, l'éternelle nouveauté
de l'émotion.
Mardi 17 Janvier 2023 - 20h00
Créatures
Mardi 17 Janvier 2023 - 20h00
Concert
Classique

Geneviève Laurenceau, violon
Orchestre de Caen
Nicolas Simon, direction

André Jolivet (1905-1974)
Concerto pour violon
 
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Les Créatures de Prométhée, opus 43 (extraits)
 
Ludwig van Beethoven composa la prophétique musique de son unique
ballet en 1801. Les Créatures de Prométhée* suivent un argument de
Salvatore Viganò, maître de ballet des théâtres impériaux viennois :
après la violente tempête initiale, l'action se transporte au Parnasse
avant de se terminer en apothéose par un finale festif, un rondo dont le
refrain constitue non moins que la troisième occurrence dans l'œuvre
beethovénien du thème de Prométhée, qui trouvera sa forme la plus
accomplie dans le finale de la Troisième Symphonie, dite Héroïque, de
1804. Auteur d'un livre intitulé Ludwig van Beethoven, André Jolivet
partageait l'anticonformisme de celui-ci. Avec son ultime concerto -
pour violon - de 1972, il livre une importante œuvre orchestrale que le
grand violoniste, Devy Erlih, ami proche du compositeur, ressentait
«comme une sorte de cérémonie hypnotique dont le violon serait le
principal officiant, qui, avec l'orchestre et en maintenant une tension
permanente, créerait et stimulerait les forces à l'efficacité desquelles
Jolivet a toujours cru pour entraîner l'auditeur vers un état de transe».
 
*cf. le CD L'Ève future enregistré en 2021 par l'Orchestre de Caen, label Klarthe.
Mardi 24 Janvier 2023 - 20h00
The Mountain Bird
Mardi 24 Janvier 2023 - 20h00
Concert

Hsin-Hsuan Wu, percussion
Qingqing Teng, réalisation informatique musicale

QingQing Teng (née en 1990)
The Mountain Bird
(création, co-commande Hsin-Hsuan Wu - Conservatoire & Orchestre de Caen)
 
Œuvres de Johann Sebastian Bach (1685-1750),
Jesús Torres (né en 1965), Hugues Dufourt (né en 1943)
 
Femme, île, eau, voix, tradition, solitude, désir… Par la fusion des éléments
multimédias tels que la musique électroacoustique, la musique traditionnelle et la vidéo, ce concert raconte une histoire autour de “l'identité
personnelle” à travers le point de vue de “elle”. Formée initialement dans
la culture taïwanaise puis influencée fortement par la culture française,
Hsin-Hsuan Wu traverse deux univers, en âme libre, d'un bout à l'autre
du monde. Son programme - allant de Johann Sebastian Bach à Jesús
Torres et comprenant les créations de Séracs d'Hugues Dufourt ainsi que
de Mountain Bird de la compositrice chinoise Qingqing Teng - rend
compte de cette pluralité. Le contraste culturel se traduit dans le jeu de
la nouvelle professeure de percussion du conservatoire : elle se fond dans
l'univers de la musique contemporaine basé sur la musique classique,
ses quatre maillets se meuvent gracieusement sur son marimba tandis
que ses baguettes percutent vigoureusement ses tambours, son corps
danse librement en jouant.
Mardi 31 Janvier 2023 - 20h00
De ma vie
Mardi 31 Janvier 2023 - 20h00
Concert
Jasmine Eudeline, violon
Isabelle Perez, violon
Mayeul Girard, alto
Stéphane André, violoncelle
Antonín Dvořák (1841-1904)
Quatuor à cordes n°12 en fa majeur, “Américain”, B.179 - opus 96
 
Bedřich Smetana (1824-1884)
Quatuor à cordes n°1 “De ma vie”
 
Bedřich Smetana et Antonín Dvořák, les deux pères fondateurs de la
musique tchèque, se sont rencontrés pour la première fois en 1865 au
Théâtre Provisoire de Prague : le premier en était alors le chef principal
cependant que le second y jouait de l'alto dans l'orchestre de fosse.
Cela ne les a pas empêchés de devenir amis, unis dans leur volonté
commune de participer à l'émancipation de leur patrie. Dans ce pays,
dont un dicton affirme que Co Čech, to muzikant [tel Tchèque, tel
musicien] et qui, selon Lorenzo da Ponte*, poussait «le génie musical
au degré de perfection», la musique ne pouvait que jouer un rôle de
premier plan dans la renaissance nationale. Smetana aborda le genre
du quatuor à cordes à l'âge de 52 ans pour livrer avec De ma vie une
bouleversante pièce autobiographique, alors que Dvořák, au (presque)
même âge de 51 ans compose, dans la communauté tchèque de
Spillville (Iowa) son douzième et antépénultième quatuor, le merveilleusement mélodique Quatuor Américain. Deux quatuors poussés à un même degré de perfection !
 
* le librettiste des trois opéras mozartiens Le Nozze di Figaro, Cosi fan tutte et Don Giovanni.
Mardi 07 Février 2023 - 20h00
L'inverno
Mardi 07 Février 2023 - 20h00
Concert
Classique

Les quatre saisons de l'Orchestre de Caen
Elsa Frank, hautbois et flûte à bec
Jérémie Papasergio, basson et flûte à bec
Cordes de l'Orchestre de Caen sur instruments anciens
Thierry Maeder, clavecin
Susanne Scholz, violon et direction

Antonio Vivaldi (1678-1741)
L'inverno (L'Hiver), concerto pour violon n°4 en fa mineur, opus 8, RV 297
Tempesta di mare (Tempête de mer), concerto pour flûte en fa majeur, opus 10, RV 433
La stravaganza, concerto pour violon n°2 en mi mineur, opus 4, RV 279
 
Jan Dismas Zelenka (1679-1745)
Concerto a 8 concertanti en sol majeur, ZWV 186
 
Arcangelo Corelli (1653-1713)
Concerto grosso n°4 en ré majeur, opus 6
 
Tomaso Albinoni (1671-1751)
Concerto pour hautbois n°2 en ré mineur, opus 9
 
«Passer auprès du feu des jours calmes et contents, / Alors que la pluie,
dehors, verse à torrents» : à la veille des vacances d'hiver, Antonio
Vivaldi nous rappelle opportunément les plaisirs de l'hiver, avec la
dernière de ses quatre saisons, le réjouissant concerto L'inverno, dont le
poème évoque la neige étincelante. Les cinq mouvements du Concerto
grosso opus 6, n°4 de l'influent Arcangelo Corelli témoignent de l'origine
du concerto, cependant que le Tchèque Jan Dismas Zelenka, avec son
surprenant Concerto a 8 concertanti, prend la suite de l'extravagance
vivaldienne - à savoir le Concerto en mi mineur, deuxième du recueil
La stravaganza [L'extravagance, 1712-13]. Celui-ci laisse la place au
volubile Concerto pour hautbois de Tomaso Albinoni (qui n'est pas l'auteur
du célèbre Adagio !) Mais l'hiver, c'est aussi la tempête, brillamment
évoquée tant par le souffle inépuisable de la flûte dans le concerto
Tempesta di mare [Tempête de mer], que par les vers conclusifs de
L'inverno : «Sirocco et Borée, et tous les Vents en guerre / Ainsi est l'hiver,
mais, tel qu'il est, il apporte ses joies.»
Mardi 28 Février 2023 - 20h00
Les heures dolentes
Mardi 28 Février 2023 - 20h00
Concert
Classique

Récital en soutien à Médecins du monde
 
Amandine Savary, piano
Gabriel Dupont (1878-1914)
Les Heures dolentes
 
«Dolent» : qui est dans un état de souffrance diffuse,
de malaise pénible. Tel fut le cas de Gabriel Dupont,
dont le professeur de composition au conservatoire
de Paris, Charles-Marie Widor, note en 1903
l'absence aux examens de fin d'année pour «pneumonie»,
affection qui se révèlera être en réalité une tuberculose. Le jeune
compositeur entreprend aussitôt de mettre sa vie de malade en musique,
évoquant dans les pudiques Heures dolentes, publiées en 1905, les échos
de la vie du dehors 1, la vie à l'intérieur 2 et la maladie elle-même 3.
Ces douze pièces, d'une remarquable diversité de style et de ton, sont
précédées d'une lente et grave Épigraphe et conclues dans le Calme
«avec un sentiment de fraîcheur et de clarté». L'atmosphère générale
du cycle est toutefois donnée par l'épigraphe portée en tête de la
partition, un extrait du long poème Discours en face de la nuit d'Henri de
Régnier (1864-1936) : «… la voix mélancolique et basse/De quelqu'un qui
n'est plus là-bas mais qui se souvient /Du pays monstrueux et morne
d'où il vient.»
 
1 Le soir tombe dans la chambre, Du soleil au jardin, Chanson de la pluie, La chanson du vent,
Des enfants jouent dans le jardin
2 Après-midi de dimanche, Une amie est venue avec des fleurs, Au coin du feu, Coquetteries
3 Le médecin, La mort rôde, Nuit-blanche - Hallucinations
Mardi 07 Mars 2023 - 20h00
Vienne
Mardi 07 Mars 2023 - 20h00
Concert
Classique
Marie-Pascale Talbot, piano
Jasmine Eudeline, violon
Alexandra Mus, violon
Mayeul Girard, alto
Stéphane André, violoncelle
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour piano n°11 en fa majeur, K.413
Concerto pour piano n°12 en la majeur, K.414
Concerto pour piano n°13 en do majeur, K.415
 
L'intégrale des concertos pour piano de Wolfgang Amadeus Mozart
se poursuit avec deux de ses premiers concertos viennois composés à
l'automne de 1782 - le onzième, à la fois vivace et simple, et le douzième,
plus personnel. À leur sujet, Wolfgang écrivit à son père Leopold : «Ces
concerts sont un moyen terme entre trop difficile et trop facile. Ils sont
très brillants - agréables à l'oreille - mais bien sûr sans tomber dans la
vacuité.» De nouveau*, Mozart s'adapte donc à son public qui est
constitué, cette fois, de l'aristocratie viennoise. Les deux œuvres sont
aujourd'hui présentées dans la formation que Mozart lui-même avait
proposée à son éditeur Sieber, c'est-à-dire avec accompagnement d'un
quatuor à cordes, à l'exclusion des instruments à vents de l'orchestre.
Aussi, pour accompagner un soliste d'une virtuosité plus ambidextre que
jamais, prend-il un soin particulier à l'écriture pour les cordes en visant
à la plus grande égalité possible entre leurs quatre voix. À Vienne,
comme à Salzbourg, Mozart joua lui-même ces concertos - qui, en
240 ans, n'ont rien perdu de leur invincible pouvoir de séduction.
Mardi 14 Mars 2023 - 20h00
Pavanes
Mardi 14 Mars 2023 - 20h00
Concert

Quatuor Ellipsos, quatuor de saxophones
Paul-Fathi Lacombe, saxophone soprano
Julien Bréchet, saxophone alto
Sylvain Jarry, saxophone ténor
Nicolas Herrouët, saxophone baryton

Maurice Ravel (1875-1937)
Pavane pour une infante défunte*
 
Gabriel Pierné(1863-1937)
Introduction et variations sur une ronde populaire
 
Fernande Decruck (1896-1954)
Pavane 
 
Thierry Escaich (né en 1965)
Le Bal 
 
Gabriel Fauré (1845-1924)
Pavane, opus 50*
 
Isaac Albeniz (1860-1909)
Suite espagnole, opus 47*
 
*Nicolas Herrouët, arrangements pour quatuor de saxophones.
 
La pavane - danse de cour lente et majestueuse - était très en vogue
dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles. Selon les sources, son nom dérive
soit de la ville de Padoue (Padova en italien) d'où elle serait originaire, soit
du mot latin (et espagnol) pavo, le paon.
Voici plus de quatre siècles, elle fut déjà décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) : 
«Le gentilhomme la peut danser ayant la cape et l'épée. Et vous autres,
vêtues de vos longues robes, marchant honnêtement avec une gravité
posée. Et les damoiselles avec une contenance humble, les yeux baissés,
regardant quelques fois les assistants avec une pudeur virginale.» Rien
de tel dans le concert d'aujourd'hui ! La pavane y bénéficie d'une double
cure de jouvence, grâce non seulement au répertoire des Pavanes de la
musique française des XIXe et XXe
siècles, mais aussi à leur interprétation
flamboyante par quatre saxophones dont le timbre puissant
et doux à la fois rend justice au caractère consubstantiel
de la pavane, hiératique et somptueuse!
Mardi 21 Mars 2023 - 20h00
[ASPECTS] #1 - Errance dans la nuit
Mardi 21 Mars 2023 - 20h00
Concert
Gary Hoffman, violoncelle
Orchestre de Caen
Kanako Abe, direction
Graciane Finzi (née en 1945)
Errance dans la nuit, ballade pour violoncelle et orchestre, version n°2
Nouvelle œuvre (création, commande du festival Aspects)
 
Franz Schubert (1797-1828)
Symphonie n°4 en ut mineur D.417, “Tragique”
Jeudi 23 Mars 2023 - 20h00
[ASPECTS] #3 - Architecture
Jeudi 23 Mars 2023 - 20h00
Concert
Classique
Saki Aoki, orgue
Erwan Le Prado, orgue
Stéphane Bellenger, trompette
Graciane Finzi (née en 1945)
Architecture, pour orgue
Oratorio (ou cinq inventions pour trompette et orgue)
Orchestra I, pour 2 orgues
Vendredi 24 Mars 2023 - 20h00
[ASPECTS] #4 - Le pays d'avant naître
Vendredi 24 Mars 2023 - 20h00
Concert
Classique
Ensemble Des Equilibres

Agnès Pyka et Jacques Gandard, violons
Cécile Grassi et Alphonse Dervieux, altos
Caroline Boïta et Guillaume Martigné, violoncelles
 
Graciane Finzi (née en 1945)
Espace saturés, pour sextuor à cordes
Le pays d'avant naître, pour sextuor à cordes
 
Arnold Schoenberg (1874-1951)
La Nuit transfigurée, pour sextuor à cordes, opus 4
Samedi 25 Mars 2023 - 15h30
[ASPECTS] #6 - Fräulein Else
Samedi 25 Mars 2023 - 15h30
Concert
Classique
Anne Warthmann, soprano
Milène Delahaye, clarinette
Gaspard Maeder-Lapointe et Alexandra Mus, violons
Mayeul Girard, alto
Stéphane André, violoncelle
Marie-Pascale Talbot, piano
Graciane Finzi (née en 1945)
Mémoire oubliée, pour clarinette, piano et quatuor à cordes
Fräulein Else, pour voix et quatuor à cordes
 
Sergueï Prokifiev (1891-1953)
Ouverture sur des thèmes juifs, pour clarinette,
quatuor à cordes et piano, opus 34
 
Philippe Hersant (né en 1948)
Im fremden Land, sextuor pour clarinette, quatuor à cordes et piano
Samedi 25 Mars 2023 - 20h00
[ASPECTS] #7 - Toccata
Samedi 25 Mars 2023 - 20h00
Concert
Classique
Julien Le Prado, piano
Alexandre Grelot, piano
Jonathan Rezé, trompette
Hsin-Hsuan Wu, percussion
Graciane Finzi (née en 1945)
Fantaisie romantique, pour 5 timbales et piano
Mémoire d'un rêve, pour trompette et 5 timbales
Toccata, pour piano et percussion
Fantaisie-Toccata, pour piano à quatre mains
 
Sergueï Prokifiev (1891-1953)
Toccata en ré mineur, pour piano, opus 11
 
Claudia Jane Scroccaro (née en 1984)
[S]toccata, pour piano
Dimanche 26 Mars 2023 - 11h00
[ASPECTS] #8 - Kol Nidrei
Dimanche 26 Mars 2023 - 11h00
Concert
Classique
Cécile Achille, soprano
Aurélien Sabouret, violoncelle
Florence Boissolle, piano
Graciane Finzi (née en 1945)
Kaddish, pour voix, violoncelle et piano
Kol Nidrei, pour violoncelle seul
 
Maurice Ravel (1875-1937)
Deux mélodies hébraïques, pour voix et piano
(Kaddish / L'énigme éternelle)
 
Max Bruch (1838-1920)
Kol Nidrei, pour violoncelle et  piano, opus 47
 
Benoit Menut (né en 1977)
Sources, 3 poèmes spirituels pour soprano,
violoncelle et piano (création 2023)
Dimanche 26 Mars 2023 - 17h00
[ASPECTS] #9 - Par-delà les étoiles
Dimanche 26 Mars 2023 - 17h00
Concert
Classique
Jérôme Comte, clarinette
Florian Maviel, violon
Orchestre Régional de Normandie
Jean Deroyer, direction
Graciane Finzi, (née en 1945),
Par-delà les étoiles pour violon et orchestre 
(commande de l'Orchestre Régional de Normandie de 2017)
 
Arnold Schoenberg (1874-1951),
Symphonie pde chambre n°1 en mi majeur, opus 9 
 
Philippe Hurel (né en 1955),
Quelques traces dans l'air, concerto pour clarinette,
(commande de l'Orchestre Régional de Normandie de 2018)
 
Martin Matalon (né en 1958)
Nouvelle oeuvre
(création, commande de l'Orchestre Régional de Normandie,2023)
Mardi 28 Mars 2023 - 20h00
Brass Dance Orchestra
Mardi 28 Mars 2023 - 20h00
Concert
Classique
Didier Ithurssary, accordéon
Jean Louis Pommier, trombone
Geoffroy Tamissier, trompette
François Thuillier, tuba
L'association de ces quatre musiciens évoque le temps des guinguettes et autres bals du samedi soir, voire des dimanches après-midi autour du kiosque. Le quartet a gardé ce coté populaire, certes revisité, qui lui vaut le bon accueil du public. Il réveille les charmes de ces danses que l'on considère trop souvent comme du passé, servies par des arrangements au vocabulaire certes simple mais débordant d'efficacité. C'est l'occasion ou jamais de s'offrir un peu de frais avec une musique d'émois discrets, de sourires esquissés, qui, refusant d'en faire trop, parle juste. Cette approche, c'est le jazz. Un héritage qui revit avec une enthousiasmante réussite.
Mardi 04 Avril 2023 - 20h00
Jeune homme
Mardi 04 Avril 2023 - 20h00
Concert
Classique
Olivier Peyrebrune (concertos n°7, 9 et 10), piano
Mareva Becu et Zoé Hoybel (concerto n°7), piano
Julien Le Prado (concerto n°10), piano
Orchestre de Caen
Nicolas Simon, direction
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
 
Concerto pour piano n°9 en mi bémol majeur dit "Jeunehomme", K.271
Concerto pour piano n°7 en fa majeur dit "Lodron", K.242 pour 3 pianos
Concerto pour piano n°10 en mi bémol majeur, K.365/316 pour 2 pianos
Mardi 11 Avril 2023 - 20h00
B-A-C-H
Mardi 11 Avril 2023 - 20h00
Concert
Jasmine Eudeline, violon
Elsa Frank, hautbois & flûte
Thierry Maeder, clavecin
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Sonate en sol mineur pour hautbois et clavecin, BWV 1030
Chaconne en ré mineur pour violon seul, BWV 1004
Partita en la mineur pour flûte seule, BWV 1013
Sonate en si mineur pour violon et clavecin, BWV 1014
Trio en sol majeur pour flûte, violon et clavecin, BWV 1038
 
Johann Sebastian Bach a écrit non seulement de la musique pour clavier
(tel Le Clavier bien tempéré), des cantates en grand nombre couvrant
l'étendue de plusieurs cycles liturgiques, des oeuvres pour orchestre (tel
les Concertos Brandebourgeois), des oeuvres encyclopédiques (comme
L'Art de la Fugue ou l'Offrande musicale), mais également d'importantes
oeuvres de musique de chambre, allant du solo à la sonate en trio.
Parmi les oeuvres pour instrument seul (entendez : sans basse continue),
les Partitas pour violon jouissent d'une grande renommée, notamment
la monumentale Chaconne, mouvement conclusif de la Partita n° 2 en ré
mineur de 1720. Tout aussi exigeante se révèle l'unique Partita pour flûte
seule, en la mineur qui, en vue d'une polyphonie sous-jacente, exploite
audacieusement les possibilités de l'instrument. Le clavecin se joint au
violon et au hautbois pour deux superbes Sonates où il se révèle un
véritable partenaire de dialogue musical. Enfin, flûte, violon et clavecin
se réunissent pour le suave Trio en sol majeur, concluant ce concert au
répertoire à (re-)découvrir assurément !
Mardi 09 Mai 2023 - 20h00
Siegfried-Idyll
Mardi 09 Mai 2023 - 20h00
Concert
Classique
Julia Pusker, violon
Orchestre de Caen
Julien Leroy, direction

Johannes Brahms (1833-1897)
Concerto pour violon en ré majeur, opus 77
 
Richard Wagner (1813-1883)
Siegfried-Idyll, WWV 103
 
« Un son me réveilla, qui s'amplifia au point que je ne pus plus penser
être dans un rêve. Il y avait bel et bien de la musique, et quelle
musique ! » écrit Cosima Wagner dans son journal à la date du 25
décembre 1870 à propos de ce qui s'appelait alors le Tribschener Idyll
mit Fidi-Vogelgesang und Orange-Sonnenaufgang. Seiner Cosima
dargebracht von ihrem Richard. [Idylle de Tribschen avec le gazouillement
de Fidi et le lever de soleil orange. Offert à sa Cosima par son
Richard]. L'oeuvre exprime la tendresse du mari avec une grande délicatesse
tout en révélant le style instrumental et orchestral de l'auteur de
la Tétralogie. Elle fut publiée sous le titre de Siegfried-Idyll en 1878,
l'année-même où Johannes Brahms composa son admirable Concerto
pour violon que la richesse mélodique et la splendeur orchestrale ont
élevé au rang des plus hauts chefs-d'oeuvre de la littérature violonistique
et orchestrale. Malgré leur concomitance, ces deux oeuvres ne sauraient
être d'esthétiques plus éloignées - n'était leur romantisme passionné !
Mardi 16 Mai 2023 - 20h00
Gran Partita
Mardi 16 Mai 2023 - 20h00
Concert
Classique
Vents de l'Orchestre de Caen
Nicolas Simon, direction
Antonio Salieri (1750-1825)
Sérénade pour instruments à vents
 
Wolfgang Amadeux Mozart (1756-1791)
Sérénade n°10 en si bémol majeur dite "Gran Partita", K.361
Mardi 30 Mai 2023 - 20h00
(ORGUE) #1 Contrapunctus
Mardi 30 Mai 2023 - 20h00
Festival
Classique
Christoph Bossert (Allemagne), orgue
Johann Ulrich Steigleder (1593-1635)
Tabulatur-Buch 1627 (extraits)
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
L'Art de la fugue (extraits)
Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
Prélude et fugue en mi mineur, op. 35 n°1
Max Reger (1873-1916)
Fantaisie et fugue sur B-A-C-H op. 46
Mardi 06 Juin 2023 - 20h00
(ORGUE) #2 Caprice héroïque
Mardi 06 Juin 2023 - 20h00
Festival
Classique
Jean Willy Kunz (Canada), orgue
Joseph Bonnet (1884-1944)
Caprice héroïque, opus 7 n° 12
Lied des chrysanthèmes, opus 3 n° 1
 
Nadia Boulanger (1887-1979)
Trois Pièces : Prélude, Petit canon, Improvisation
 
Edward Elgar (1857-1934)
Pomp and Circumstance, opus 39 n° 1 (transcription Edwin Lemare)
 
Samuel Barber (1910-1981)
Adagio pour cordes (transcription William Strickland)
 
Ernest MacMillan (1893-1973)
Cortège académique
 
François Morel (1926-2018)
Prière
 
Charles Ives (1874-1954)
Variations sur « America »
 
Farewell pride, pomp, and circumstance of glorious war [Adieu l'éclat,
la pompe et l'appareil de la guerre glorieuse] clame Othello dans la
tragédie de William Shakespeare (Acte III, scène 3), où le compositeur
Edward Elgar a puisé le titre de ses six célèbres marches Pomp and
Circumstance. Mais cette image « glorieuse » ne tient pas face à la
réalité de la guerre ! En ce jour du 79ème anniversaire du débarquement
en Normandie, l'organiste franco-canadien Jean Willy Kunz donne à
entendre un programme tissant des liens intenses entre les nations
alliées, un programme d'oeuvres composées par les éminents Canadiens
Ernest MacMillan et François Morel, les renommés Américains Charles
Ives et Samuel Barber et les distingués Français Joseph Bonnet (plus
connu outre-Atlantique que dans son pays natal) et Nadia Boulanger
(affectueusement surnommée « Mademoiselle » par ses étudiants du
Conservatoire américain de Fontainebleau où elle fut active de 1921 à
1979). La culture seule peut vaincre l'obscurantisme guerrier !
Jean Willy Kunz - © Antoine Saito
Plein
Samedi 10 Juin 2023 - 00h00
(ORGUE) #3 Bach, l'Art de la transcription
Samedi 10 Juin 2023 - 00h00
Festival
Classique
Jan Willem Jansen (Pays-bas/Gaillac), orgue
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Concerto en sol majeur, d'après Johann Ernst de Saxe-Weimar, BWV 592
Trio en do mineur, d'après Johann Fredrich Fasch, BWV 585
Fugue en sol mineur, d'après la cantate « A us der Tiefe rufe ich,
Herr, zu dir », BWV 131a
Choral Prélude en mi mineur « Aus der Tiefe rufe ich, Herr, zu dir », BWV 745
Fugue en si mineur sur un thème de Corelli, BWV 579
Choral « E rbarm' dich mein, O Herre Gott », BWV 721
Sonate en trio n° 3 en ré mineur, BWV 527
Toccata et fugue en ré mineur, BWV 565
 
Il se dit que pour savourer un plat, point n'est nécessaire de savoir
comment il a été élaboré. En revanche, pour pouvoir le cuisiner
soi-même, il vaut mieux disposer de la recette, faute de quoi il faudrait
beaucoup d'essais, de tâtonnements… et de temps ! La même chose est
vraie pour la composition musicale et ce programme le démontre avec
pertinence. De fait, tout au long de sa vie, Johann Sebastian Bach a noué
des liens étroits tant avec les oeuvres du passé qu'avec celles de ses
contemporains, grâce à la circulation, déjà très vive à son époque, des
partitions. Il les copiait ou les transcrivait, voire y puisait du matériau
musical destiné à ses propres compositions. Ainsi, nous entendrons des
transcriptions d'oeuvres de Johann-Ernst iv. de Saxe-Weimar (BWV
592), de Johann Friedrich Fasch (BWV 585), une adaptation de ses
propres oeuvres (BWV 131a), une (double !) fugue écrite sur un thème de
Corelli (BWV 579), mais aussi une limpide Sonate en trio (BWV 527)
composée sur le modèle de la sonate italienne ainsi que deux
préludes de chorals (BWV 745 et 721). Et le programme culmine dans la
monumentale, et pourtant mystérieuse Toccata et Fugue en ré mineur,
universellement connue par le biais de la série télévisuelle Il était une fois…
l'Homme.
Mardi 13 Juin 2023 - 20h00
(ORGUE) #4 - Orgues romantiques
Mardi 13 Juin 2023 - 20h00
Concert
Classique
Dong III Shin (Corée), orgue
César Franck (1822-1890)
Grande Pièce Symphonique
 
Gabriel Pierné (1863-1937)
Trois Pièces, opus 29
 
Sigfrid Karg-Elert (1877-1933)
Valse mignonne
 
Franz Liszt (1811-1886)
Prélude et Fugue sur B-A-C-H
 
Au cours de la deuxième moitié du xixe siècle, grâce au formidable
développement des techniques opéré par des facteurs célèbres -
notamment Aristide Cavaillé-Coll (France) et Friedrich Ladegast
(Allemagne) -, l'orgue devient symphonique… et romantique ! Dès 1855-
56, Franz Liszt lance le mouvement avec son magistral Prélude et
fugue sur le thème de B-A-C-H, exubérant de son et d'intensité en un
langage chromatique et novateur doublé d'une bravoure conquérante.
Puis, en 1860-62, César Franck suit avec l'historique Grande Pièce
Symphonique. En trois mouvements (dont le deuxième contient un
Scherzo en partie centrale), elle exploite tous les timbres de l'orgue
Cavaillé-Coll de Sainte-Clotilde, doté en 1859 de 46 jeux. À la génération
suivante, Gabriel Pierné, successeur de César Franck à la tribune
de Sainte-Clotilde, livre, en 1892, les Trois Pièces dont la Cantilène
centrale, entourée d'un Prélude et d'un Scherzando de concert aussi
virtuoses l'un que l'autre, déroule une séraphique mélodie d'allure
fauréenne. Lui fait pendant la Valse mignonne de Sigfrid Karg-Elert,
composée en 1930 alors qu'il enseignait la composition au conservatoire
de Leipzig. L'orgue de concert nous réserve des émotions aussi variées
que délicieuses !
Mardi 20 Juin 2023 - 20h00
Harold en Italie
Mardi 20 Juin 2023 - 20h00
Concert

Nicolas Bône, alto
Orchestre de Caen
Nicolas Simon, direction

Hector Berlioz (1803-1869)
Symphonie en quatre parties avec alto principal “Harold en Italie”, H 68 opus 16
  1. Harold aux montagnes.
  Scènes de mélancolie, de bonheur et de joie (Adagio-Allegro)
  2. Marche des pèlerins chantant la prière du soir (Allegretto)
  3. Sérénade d'un montagnard des Abruzzes à sa maîtresse (Allegro assai-Allegretto)
  4. Orgie de brigands. Souvenirs des scènes précédentes (Allegro frenetico)
 
Richard Wagner (1813-1883)
Eine Faust-Ouvertüre en ré mineur, WWV 59 
 
« O grande et forte Italie ! Italie sauvage, Italie artiste ! Cruelle mémoire
des jours de liberté qui ne sont plus ! Liberté vraie, absolue, immense ! »*
se souvient Hector Berlioz lorsqu'à la demande de Niccolò Paganini il
entreprend, en 1833, la composition de Harold en Italie, dont le titre
s'inspire du roman en vers Le Pèlerinage de Childe Harold de Lord
Byron (1788-1824), poésie ardente que Berlioz dévorait à loisir « pendant
les intolérables chaleurs de l'été »*, établi commodément dans la fraîche
atmosphère de la basilique Saint-Pierre de Rome. Richard Wagner,
l'auteur de l'imposante Faust Ouverture, admirait Berlioz et Harold
en Italie. De fait, les souvenirs des Abruzzes - « avec quelle force et
quelle fidélité je me rappelle ce sauvage pays des Abruzzes où j'ai tant
erré ; grands bois de châtaigniers au noir feuillage, villages étranges,
somptueux monastères, ruines surmontées par intervalles de formes
humaines qui se montrent un instant et disparaissent sans bruit… pâtres
ou brigands… »* - font de la Symphonie en quatre parties avec alto
principal une oeuvre libre, ô combien personnelle… et d'un romantisme
échevelé.
* Hector Berlioz, Mémoires, chapitres XXXVI et XXXVII.
billetterie de l'Orchestre de Caen joignable au 02 31 30 46 86
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